Femme et Famille
30.08.2010
Code de la Nationalité:
Les nouvelles dispositions du code de la nationalité viennent
s'ajouter à l'édifice des réformes introduites par Sa Majesté le
Roi Mohamed VI. Cette réforme va régler tant de
problème et ses bienfaits seraient multiples. De ce fait, les
enfants issus de mariage mixte et natifs au Maroc et très attachés
à la patrie marocaine peuvent y vivre en tant que Marocains
jouissant de pleins droits. Désormais, des mères et des épouses
sont plus en sécurité pour l'avenir de leurs enfants et pour
l'équilibre et la cohésion familiale. Par conséquent, la
nationalité marocaine se transmet, actuellement, par filiation ou
par naissance au Maroc et toute personne possédant une double
nationalité ne perd pas la nationalité marocaine.
Ainsi, l'article 6 du code de la nationalité marocaine
permet la transmission de la nationalité par filiation. En effet,
il est marocain: Tout enfant né d'un père marocain et tout enfant
né d'une mère marocaine et d'un père inconnu.
De son côté l'article 9 permet la transmission de la nationalité
par naissance à tout enfant né au Maroc, d'une mère marocaine et
d'un père étranger, à condition qu'il ait, au moment de la
déclaration, une résidence habituelle et régulière au Maroc. Tout
enfant né au Maroc de parents étrangers qui y sont eux-mêmes nés
postérieurement à la mise en vigueur du code de la nationalité.
En ce qui concerne l'enfant né à l'étranger de père marocain et
de mère marocaine ; il est marocain par filiation même s'il est
en possession d'une double nationalité.
Quant à l'enfant de père marocain, né d'un mariage mixte validé
par un acte adoulaire ; il a automatiquement la nationalité
marocaine par filiation, même s'il est en possession de la
nationalité du pays d'immigration, du fait notamment de sa
filiation à sa mère qui en est ressortissante.
Il convient de rappeler que les Représentations
Consulaires du Royaume peuvent délivrer une attestation de
nationalité à tout ayant droit.
Code de la Famille
Le mariage des marocains résidents à
l'étranger
Eu égard aux conditions des marocains résidents à l'étranger,
ils peuvent conclure leurs contrats de mariage, soit auprès des
services du pays de résidence, soit auprès des sections notariales
des ambassades et consulats marocains.
La conclusion des actes de mariage auprès des services
du pays de résidence
Les marocains résidents à l'étranger peuvent conclure leur
mariage selon les procédures administratives locales du pays de
résidence, à condition que soient réunies les conditions de fond et
de forme suivantes :
- l'offre et l'acceptation, la capacité et la présence du tuteur
matrimonial le cas échéant ;
- l'absence d'empêchements légaux ;
- l'absence de clause de suppression de la dot (Sadaq) ;
- la présence de deux témoins musulmans.
Une copie de l'acte de mariage doit être déposée, auprès des
services consulaires marocains, du lieu de sa conclusion dans un
délai n'excédant pas trois mois à compter de la date de
celle-ci.
A défaut de services consulaires dans le pays de résidence, la
copie précitée doit être adressée dans le même délai (trois mois)
au ministère chargé des affaires étrangères et de la coopération au
Maroc.
Ladite copie est adressée à l'officier d'état-civil du lieu de
naissance de chacun des époux au Maroc.
- Si les époux ou l'un deux ne sont pas nés au Maroc, la copie
est adressée à la section de la justice de la famille et au
procureur du Roi près du tribunal de première instance de
Rabat.
- Si l'une des conditions ci-dessus a été omise. Il est possible
d'y pallier par un additif contenant la condition faisant défaut
dans l'acte civil, il en est ainsi spécialement de la présence des
deux témoins musulmans.
- Cet additif est joint -après l'avoir transcrit sur le registre
tenu à cet effet- au contrat conclu, conformément aux formalités
légales locales.
- L'acte et l'additif sont adressés à l'officier d'état civil, et
à la section de la justice de la famille conformément à la
procédure décrite ci-dessus.
- L'acte de mariage civil contenant des conditions contenues à
l'article 14 du code de la famille, sert de base à l'inscription
des enfants sur les registres d'état civil.
La conclusion de l'acte de mariage auprès des ambassades
et consulats marocains à l'étranger :
Le mariage entre marocains :
Les marocains résidents à l'étranger peuvent également conclure
leurs actes de mariage auprès des sections notariales des
ambassades ou des consulats à l'étranger, en prenant en
considération les conventions le cas échéant, après la production
des documents suivants :
- Une demande d'autorisation en vue de faire dresser l'acte de
mariage.
- Une copie de l'acte de naissance de chacun des deux
fiancés.
- Un certificat administratif pour chacun d'entre eux.
- Un certificat médical concernant chacun d'entre eux.
- Une autorisation de mariage dans les cas suivants :
- Mariage en deçà de l'âge de la capacité.
- Polygamie lorsque ses conditions sont réunies (en prenant en
compte la législation interne du pays de résidence).
6. Une copie du passeport, et de la
carte de résidence le cas échéant.
Le juge autorise à faire dresser l'acte de mariage. A l'issue de
cela, l'original de l'acte est remis à l'épouse et une copie à
l'époux. Un résumé en est adressé à l'officier d'état civil du lieu
de naissance des conjoints, par la voie administrative.
Si les conjoints ou l'un d'eux n'ont pas de lieu de naissance au
Maroc, ce résumé est adressé au procureur du Roi près le tribunal
de première instance de Rabat.
Le mariage mixte :
Ce mariage peut être conclu auprès des ambassades et consulats
marocains en prenant en compte les conventions, le cas échéant, et
les lois nationales du pays d'accueil.
- La production des mêmes pièces que pour la conclusion du
mariage, auprès des ambassades et consulats marocains, décrit
ci-dessus.
- La prise en compte de la religion musulmane pour l'époux et une
religion du livre pour l'épouse non musulmane.
La conclusion de ce mariage lorsqu'il est permis requiert :
- Diligenter une enquête, par le biais du consul qui délivre une
attestation, certifiant qu'il n'existe aucun empêchement à la
conclusion de ce mariage.
- L'autorisation du juge en vue de conclure le mariage, est
conservée dans le dossier, et copie en est adressée au "Adel"
secrétaire greffier afin de dresser l'acte de mariage.
La preuve du mariage
Suite à la publication du code de la famille, il n'est plus fait
recours à la preuve du mariage par acte testimonial, ou par
l'échange d'aveux entre les époux, en tant que documents prouvant à
eux seuls le mariage, celui-ci ne pouvant être prouvé valablement
que par l'acte de mariage. Si pour des raisons impérieuses, l'acte
n'a pu être dressé en temps opportun, il convient de recourir au
tribunal afin d'obtenir un jugement établissant le mariage.
Tout intéressé désirant régulariser sa situation par la preuve
de son mariage, doit présenter une requête à cet effet devant un
tribunal marocain dans les cinq années à compter de la date de
publication du code de la famille.
L'action en reconnaissance de mariage, peut être intentée par le
mandataire de l'intéressé devant le tribunal.
La requête doit contenir l'identité complète des époux, les
conditions du mariage réunies, sa durée, le nombre d'enfants le cas
échéant, leurs dates de naissances, les moyens de preuve, si
l'épouse est enceinte, et les conditions ayant empêché de dresser
l'acte de mariage en temps opportun.
Si les témoins connaissant les époux se trouvent à l'étranger et
ne peuvent témoigner devant le tribunal, il leur est possible de
faire transcrire leur déposition par devant deux adouls qui eu
prendront acte, lequel sera produit devant le tribunal.
Les époux peuvent établir un acte légalisé auprès des services
consulaires afin de s'en prévaloir devant le tribunal afin
d'établir le lieu conjugal.
S'ils persistent à faire établir cet acte par deux Adouls, il
est possible, exceptionnellement, que leur témoignage soit reçu par
ceux-ci.
Il faut souligner dans "l'acte testimonial" et "l'acte d'échange
d'aveux" qu'ils ne peuvent en aucun cas tenir lieu d'acte de
mariage, mais qu'il peuvent être produits devant le tribunal dans
le cadre d'une action en reconnaissance de mariage.
Le divorce des marocains résidents à
l'étranger
Le divorce devant les tribunaux au Maroc
:
Le divorce est reçu par deux adouls qui en dressent acte après
autorisation du tribunal.
Le tribunal doit avant d'autoriser le divorce tenter la
conciliation des époux s'ils sont présents tous deux au Maroc ; il
peut, le cas échéant, commettre le consulat le plus proche de leur
lieu de naissance, afin d'effectuer le tentative de
conciliation.
Le tribunal détermine les droits de l'épouse et des
enfants
Le cas échéant- s'il dispose d'éléments le justifiant.
Il est possible d'opter pour un divorce par consentement mutuel,
en raison de sa simplicité procédurale.
La demande de divorce par consentement mutuel est présentée par
les conjoints ou l'un d'eux au tribunal, elle contient ce qui a
fait l'objet d'un accord mutuel, et est accompagnée d'une copie de
l'accord passé entre eux.
Les conjoints peuvent consigner dans leur requête, ainsi que
dans la demande de divorce moyennant compensation, leur volonté de
passer outre la tentative de conciliation, en désignant l'adresse
du consulat le plus proche d'eux.
Le tribunal, s'il estime devoir tenter une conciliation entre
les conjoints, peut commettre le consulat à cette fin.
Le divorce prononcé par des juridictions
étrangères :
Les jugements émanant de juridictions étrangères ne reçoivent
exécution au Maroc qu'après avoir été revêtus de la formule
exécutoire par le tribunal de première instance dans le cadre d'une
procédure d'exequatur.
- Une copie authentique du jugement.
- L'original du certificat de notification ou tout document en
tenant lieu.
- Un certificat du greffe, attestant que le jugement n'a fait
l'objet ni d'opposition, ni d'appel, ni de pourvoi en
cassation.
- Une traduction intégrale, à l'arabe - le cas échéant des pièces
citées, certifiée conforme par un traducteur assermenté.
L'intéressé peut mandater une personne au Maroc, afin
d'accomplir les démarches procédurales citées.
Il peut rédiger une demande au ministère public afin qu'il le
représente afin de requérir l'exequatur, spécialement concernant le
divorce par consentement mutuel. Cette demande et les documents
joints suscités, est acheminée parla direction des affaires civiles
du ministère de la justice, ou par la direction des affaires
consulaires et sociales du ministère des affaires étrangères et de
la coopération.
Texte intégral du code de la
famille