Economie

30.08.2010

L'économie marocaine a été caractérisée par la consolidation des principaux indicateurs économiques malgré les contraintes qui ont pesé sur sa performance et ses équilibres macroéconomiques.
La croissance réelle a été ainsi estimée à 1.8%, le compte courant serait excédentaire de 2.4% du PIB, le déficit budgétaire s'est établi à 4.2% du PIB et l'inflation a été de 1%.
L'estimation de la croissance à 1.8% recouvre une baisse de 12.6% des activités relevant du secteur primaire et une progression du PIB non agricole autour de 4.5% sous l'effet du dynamisme de plusieurs secteurs d'activités économiques, favorisé par la poursuite de réformes sectorielles et structurelles visant à libéraliser davantage l'économie marocaine.

Industrie:
Les principaux indicateurs figurant dans ce chapitre, sont tirés, d'une part de l'enquête de production trimestrielle menée par la Direction de la Statistique dans les domaines de l'industrie de transformation, de l'énergie et des mines, et d'autre part de l'enquête annuelle sur l'industrie de transformation menée par le Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat.
Historique : Les indices de la production sont réputés parmi les principaux indicateurs qui permettent de suivre l'évolution de l'activité industrielle. Le Maroc, à l'instar de nombreux pays, élabore depuis la décennie 5 des indices de ce genre. Les premiers indices établis au Maroc remontent à l'année 1952. Mais l'évolution rapide de la structure industrielle du pays, les changements politico-économiques intervenus pendant la période 1952-1958 et la réalisation d'une enquête détaillée sur les branches d'activité en 1958 ont amené, en 1961, au remplacement de l'année de base 1952 par l'année 1958.
Par la suite, l'éloignement de l'année 1958, les changements structurels survenus au cours de la décennie 60 et la réalisation de l'enquête de structure, en 1969, ont été à l'origine de l'élaboration de nouveaux indices ayant pour base l'année 1969 qui a été remplacé par l'année 1978.
En 1983, une autre réforme de cet indice a été entreprise sur la base des résultats de l'enquête sur l'industrie de transformation réalisée par le Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'artisanat et a amené au remplacement de l'année de base 1978 par l'année 1982.
En 1988, une autre réforme a été entreprise, et a ramené au remplacement de l'année de base 1982 par celle de 1987.

En 1994, la Direction de la Statistique a élaboré un nouvel indice ayant pour base l'année 1992.

L'élaboration des indices actuels : Le dernier indice de la production industrielle, énergétique et minière (base 100 : 19992) remplace l'indice, base 100 : 1987. Le renouvellement de l'année de base a été fondé principalement sur les changements qui ont affecté aussi bien la population des entreprises industrielles (création, cessation, fusion) que la structure de la production et de la valeur ajoutée.

Cet indice de la production industrielle, énergétique et minière permet de suivre la production en volume à travers 5 niveaux de la Nomenclature Marocaine des Activités Economiques (NMAE), à savoir les produits, les activités, les sous-branches, les branches et l'ensemble du secteur.
La formule utilisée est celle de Lasperyres à base et à pondérations fixes. Les pondérations des branches et des sous-branches sont calculées sur la base de la valeur ajoutée brute aux coûts des facteurs, alors que celles des produits et des activités sont calculées à partir des valeurs de la production relative à l'année 1992.
Cet indice présente, toutefois, des aspects nouveaux aussi bien au niveau de la méthode de calcul ( les quantités trimestrielles courantes sont rapportées aux quantités trimestrielles correspondantes de l'année de base) qu'au niveau de sa grande maniabilité. L'indice peut-être, en effet, exprimé par rapport à la nouvelle année de base et aussi par rapport à l'année de référence 1987 (indice chaîne) et ce, pour tous les niveaux de la nomenclature, ce qui permet un meilleur raccordement des indices.
Les informations utilisées pour le calcul de l'indice sont collectées à la fois auprès des départements concernés et auprès d'un échantillon représentatif des entreprises industrielles par le biais d'une enquête permanente.

Energies:
Le Maroc dépend, pour plus de 85 % de l'extérieur pour son approvisionnement en produits énergétiques. La facture pétrolière absorbe près de 25 % des recettes d'exportation.
La consommation d'énergie primaire qui a atteint 9,8 millions de TEP en 1999 se répartit entre produits pétroliers et gz 69,2 %, charbon 23,6 %, électricité 7,1 %. Cependant, l'usage des formes traditionnelles d'énergie comme le bois, le charbon de bois, reste largement répandu, mais il est difficile d'en saisir la part dans la consommation globale.
Les données disponibles sur ce secteur concernent les trois formes d'énergie à savoir le charbon, l'électricité et les produits pétroliers.

Charbon : Découvert en 1927 au Nord-Est du pays, le gisement de Jérada est exploité depuis 1932 par la société Charbonnages du Maroc. D'une morphologie complexe, ce gisement est formé de couches de faibles épaisseurs (30à 80 cm) et son exploitation se fait à 600m de profondeur. Les réserves potentielles sont estimées à 100 millions de tonnes. Le charbon extrait est traité dans un lavoir d'une capacité d'environ 300 tonnes par heures. La production de charbon sert à alimenter les centrales thermiques et une faible partie est utilisée par les sucreries, les industries et le chauffage.

Electricité : D'origine hydraulique et thermique, la production de cette forme d'énergie, sa transformation et sa distribution sont assurés par l'Office National de l'Electricité (ONE) depuis 1963. Il existe aussi des industriels autoproducteurs tels que Maroc-Chimie, Maroc-Phosphore, Mines d'Aouli, Sucreries etc.qui produisent ensemble, pour leurs propres besoins, plus de 10 % de l'énergie électrique totale. Celle produite par l'ONE est cédée d'une part, aux 11 régies distributrices qui la vendent à leurs abonnés et, d'autre part, aux abonnés spéciaux de cet Office tels que l'ONCF, l'ONEP, l'OCP, les cimenteries etc.Le potentiel hydraulique exploitable est estimé à 5 milliards de kWh, mais seulement 40% sont équipés actuellement d'une vingtaine d'usines hydrauliques. Les équipements thermiques ont connu, à leur tour, un développement plus rapide. Une trentaine d'usines assurent, aujourd'hui, plus de 90 % de la production totale et utilisent essentiellement le fuel-oil et le charbon.

Produits pétroliers:La quasi totalité de pétrole brut est importée de pays tels que l'Arabie Saoudite, l'Irak, l'Iran et la Russie. La production nationale du brut, très négligeable, provient des gisements de Sidi Rhalem à Essaouira et Sidi Fili au Rhab.
L'activité de recherche pétrolière au Maroc a été confiée au départ, au Bureau des Recherches et des Participations Minières (BRPM) créé en 1928. Elle a été relancée ensuite par la création, le 29 avril 1929, de la Société Chérifienne des Pétroles (SCP) les gisements découverts étaient modestes. Enfin, en avril 1981, a été créé l'Office National de Recherches et d'Exploitations Pétrolières (ONAREP) auquel a été confiée la mission de promouvoir et de focaliser les efforts sur la recherche et l'exploitation des hydrocarbures. Après la fusion des deux raffineries SCP et la SAMIR, l'activité de raffinage est assurée actuellement par la Société Anonyme Marocaine de l'Industrie de Raffinage (SAMIR) à Mohammadia. En plus du raffinage du brut, cette société s'occupe également de l'emplissage des gaz de pétrole liquéfiés et de la fabrication des huiles lubrifiantes. Elle assure la presque totalité des besoins du pays en produits pétroliers raffinés. Ces produits sont livrés d'une part, aux sociétés distributrices installées à travers le pays (Shell, Total, Mobil, Afriquia.) pour ce qui est des carburants, gasoil, fuel-oil et carburéacteur et d'autre part, aux centres emplisseurs des gaz de pétrole liquéfiés (GPL) pour ce qui est du propane et du butane. Les données sur ce secteur sont collectées auprès du Ministère de l'Energie et des Mines, la SAMIR et de l'ONE.

EAU:L'Office National de l'Eau Potable (ONEP) s'occupe de la production et de la distribution de l'eau dans les centres d'intervention. Il assure aussi, totalement ou partiellement, la production d'eau pour le compte des régies distributrices, des municipalités et des communes rurales. La production est la quantité d'eau prélevée à partir des eaux souterraines (sources, puits) ou superficielles (stations de traitement).La distribution est la quantité d'eau livrée en tête de réseau d'une ville ou d'un centre. La consommation ou les ventes sont les volumes consommés par les usagers directs de l'office. Pour plus de détails, consultez le site web du Ministère de l'Energie et des Mines

Agriculture:

L'économie nationale reste fortement marquée par l'activité agricole, aussi bien pour la production que pour la commercialisation. Des efforts considérables ont été déployés pour assurer la croissance de ce secteur. L'administration publique agit aussi bien d'une manière directe par des actions de développement agricole, que par le biais de la promotion de l'initiative privée, pour mettre le secteur au diapason des enjeux nationaux et internationaux.
Croissance et poids du secteur dans l'économie nationale :Le secteur agricole continue d'occuper une place importante dans l'économie nationale en générant 15% du PIB en moyenne durant les trois dernières années 2002-2004. Il a connu un taux de croissance moyen de 12% en 2002-2003 grâce aux conditions climatiques favorables ayant sévi ces deux années.
Toutefois, l'année 2004 a été caractérisée par une faible croissance du secteur ne dépassant pas 2%.
Malgré sa faible contribution au PIB, les performances du secteur agricole continuent de conditionner celles de l'économie toute entière. Durant la période 1996-2000, le secteur agricole a contribué faiblement à la croissance du PIB avec une moyenne de +0,6 points pour un taux de croissance moyen de 3,7% (3,1 points pour le PIB hors agriculture). Durant la période 2001-2004, avec un taux de croissance moyen du PIB de 4,8%, le secteur agricole a contribué en moyenne avec 1,7 points (contre 3,1 pour le reste de l'économie).
Quant aux industries alimentaires, leur taux de croissance s'est chiffré en moyenne à 2% durant la période 2001-2003.  Bien que la valeur ajoutée générée par ces industries représente en moyenne 55% de l'ensemble des industries de transformation, leur contribution demeure relativement très faible dans l'économie nationale, soit un taux de 8% du PIB total. 
Le rôle de l'agriculture dans le commerce extérieur du Maroc:Les produits agricoles jouent un rôle important dans le commerce extérieur national. Au cours de la période 2000-2003, les importations agricoles ont représenté, en moyenne, 16% de la valeur des importations globales. Alors que les exportations agricoles ont représenté, en moyenne 11%, de la valeur des exportations globales.
Le commerce extérieur marocain des produits agricoles est caractérisé par un déficit structurel de la balance commerciale car les importations agricoles représentent plus du double des exportations agricoles. En effet, le déficit de la balance commerciale agricole a atteint, en moyenne, 11 milliards de dirhams durant la période 2000-2003. Ainsi, le taux de couverture des importations agricoles par les exportations agricoles n'a pas dépassé, en moyenne, les 45% durant la même période considérée.
Importations agricoles:Les importations de produits agricoles ont enregistré une baisse de 6%, passant ainsi de 19,9 Milliards de DH en 2000 à 18,7 Milliards de DH en 2003. Cette baisse est largement attribuée à celle des céréales alimentaires en raison de leur part dans les importations agricoles totales (en moyenne 37% durant la période 2000-2003). Les quantités de céréales importées ont baissé de 34% et les valeurs ont baissé de 31% entre les deux périodes considérées.
Les autres principaux produits agricoles importés par le Maroc et dont la valeur a connu une baisse sont les sucres (en baisse de 25%), les légumineuses (en baisse de 82%), le thé (en baisse de 18%), et le café (en baisse de 33%). Par contre, les huiles végétales, les graines oléagineuses, le lait et dérivés ont connu des hausses respectivement de 48%, 71% et 32% entre les deux périodes considérées. Les produits alimentaires occupent donc une place importante dans les échanges extérieurs de produits agricoles. En effet, la part des produits alimentaires dans les importations agricoles totales a été, en moyenne, de 73% durant la période 2000-2003.
Exportations agricoles: Les exportations agricoles se sont élevées à 9,7 milliards de DH en 2003, contre 8,5 milliards de DH en 2000, soit une hausse de 14%. Cette hausse est due à celle des exportations de produits alimentaires qui ont augmenté de 25%. En effet, la part des produits alimentaires dans les exportations agricoles est passée de 73% en 2000 à 81% en 2003.Les principaux produits exportés sont les agrumes fraîches qui sont constituées surtout des oranges et des clémentines (dont la valeur a augmenté de 7%), les primeurs frais constituées  principalement des tomates et de la pomme de terre (en hausse de 26%),  et les conserves de fruits et légumes (en hausse de 10%).
Répartition géographique des échanges: L'analyse de la répartition géographique des échanges extérieurs montre que l'Union Européenne reste le principal partenaire du Maroc. Les importations marocaines de produits agricoles en provenance de l'Union Européenne sont dominées par les céréales dont le blé tendre qui a représenté, en moyenne, 78% de la valeur totale des céréales importées, suivi du bois, des peaux et cuirs, des produits laitiers, des huiles végétales et des aliments de bétail. Les principales exportations marocaines vers l'Union Européenne sont les agrumes frais, les primeurs frais dont les tomates fraîches, les conserves végétales et le liège.
Pour davantage de détails, vous pouvez consulter le site Ministère de l'Agriculture

Pêches maritimes:

Le Maroc dispose de deux façades maritimes sur l'Océan Atlantique et la Mer Méditerranée s'étendant sur une longueur de plus de 3.500 kms.
Les côtes marocaines contiennent une richesse halieutique très importante. L'institution de la Zone Economique Exclusive (ZEE) de 200 miles marins a porté la surface maritime sous juridiction nationale au-delà du million de Km2.
La stratégie appliquée à cette branche d'activité s'est matérialisée, notamment par la mise en place de dispositifs administratif, juridique et financier appropriés qui ont permis au secteur de renforcer ses capacités et ses moyens de mise en valeur du patrimoine maritime national.
Ainsi, l'ensemble de ces mesures a permis la modernisation progressive de la pêche côtière et artisanale, la constitution d'une jeune flotte de pêche hauturière performante, la promotion et la modernisation des industries de la pêche, l'expansion de la flotte de commerce national et l'intensification de la recherche scientifique marine et de la formation maritime.
Avec une flotte de 3000 navires et une infrastructure portuaire en pleine expansion, le Maroc est le plus important producteur et exportateur des produits de la mer en Afrique et dans le monde arabe.
Le secteur des pêches maritimes représente dans la balance commerciale 15% de la valeur totale des exportations et 55% de la valeur des exportations agro-alimentaires et emploie plus de 200.000 personnes. La valeur annuelle des exportations des produits de la pêche est estimée à plus de 600 millions de dollars.

LA PRODUCTION: La production totale de la pêche a atteint 625.195 tonnes en 2002, contre 852.048 tonnes en 1995 .Cette baisse de la production s'explique par le système rigoureux des arrêts biologiques imposé aux flottes nationales et étrangères.

PRINCIPAUX PORTS DE PECHE : gadir, Tan-Tan, Essaouira, Safi, El Jadida, Casablanca, Mohammédia, Rabat, Kénitra, Larache, Tanger, El Hoceima, Nador, Laâyoune, Dakhla.

LA FLOTTE:
Nombre de bateaux: 2.973 unités
Pêche côtière :2.564(72.148 TJB)
Pêche hauturière: 462(152.417 TJB)

LES ACCORDS DE PECHE:La recherche d'une exploitation halieutique plus rationnelle a conduit à la conclusion, sur de nouvelles bases, d'un accord de pêche d'une durée de 4 ans avec l'Union Européenne. Cet accord prévoit une réduction graduelle de l'effort de pêche de la flotte communautaire, modulée selon les différents types de pêches.
Il inclut également des incitations pour le débarquement des prises dans les ports nationaux ainsi qu'un renforcement des contrôles en vue d'un meilleur suivi de l'évolution du stock marin. S'agissant de la contrepartie financière de l'accord, l'Union Européenne s'est engagée à verser une compensation financière de 355 millions d'écus et à consentir des concours accrus pour le développement du secteur.

L'accord de pêche avec la Russie a été également renouvelé pour une durée de trois ans. Il autorise 28 navires russes à pêcher dans les eaux nationales dans la limite de 200.000 tonnes d'espèces pélagiques au cours de la première année, les quotas pour les deux années suivantes devant être établis en fonction de l'état des réserves marines.

Pour davantage d'informations, consultez :

Le site du Département des Pêches Maritimes
Le site de l'Office National des Pêches
Tourisme
La destination Maroc est de plus en plus prisée. La stratégie adoptée par l'Etat  pour atteindre 10 millions de touristes à l'horizon 2010 commence à donner ses fruits.
La vision 2010 s'éclaircit de plus en plus  et la destination Maroc se consolide. En effet, les deux années 2004 et 2005, le tourisme marocain a réalisé de très bons exercices : +18% en 2004 et +16% en 2005.
Au niveau des chantiers lancés, des réalisations importantes sont accomplies comme la création de l'Observatoire National du Tourisme, l'amorce  de la libéralisation de l'espace  aérien, l'implication des régions, à travers les conseils régionaux du tourisme, dans le projet vision 2010, la réforme de la Taxe de Promotion Touristique,etc.

Vision 2010 : Objectifs et enjeux:
Depuis les premières assises nationales du Tourisme, le 10 janvier 2001 à Marrakech, le Maroc est officiellement engagé dans une nouvelle politique touristique qui vise à atteindre 10 millions de touristes à l'horizon 2010. Le discours Royal prononcé lors de ces assises constitue l'acte fondateur de la nouvelle stratégie touristique. Le contrat - programme du secteur touristique, élaboré conjointement par les opérateurs privés du secteur et les pouvoirs publics, a ainsi été entériné par la plus haute autorité de l'Etat.
Une fois cette mobilisation déclarée, il fallait traduire cet engagement en actions concrètes. C'est ce qui a été fait avec la signature, à Agadir le 29 octobre 2001, de l'accord d'application du contrat  programme.
Le cadre de référence a ainsi été constitué. Depuis, les choses ont évolué rapidement. Les objectifs et enjeux ont été fixés, les grands chantiers ouverts, les investissements programmés et des stratégies plus agressives mises en place.
Les objectifs escomptés sont à la hauteur de l'engagement pris : quadrupler les flux touristiques, réaliser 2 à 3 points de PIB supplémentaires, créer 600 000 emplois et augmenter  de 20 à 80 milliards de dirhams les recettes annuelles.

Vision 2010 : chiffres  et chantiers
Pour atteindre le chiffre de dix millions de touristes en 2010, il est prévu d'accroître la capacité des hôtels pour atteindre 230 000 lits, de drainer des investissements hôteliers à hauteur de 8 à 9 milliards d'euro, de créer quelques 600 000 emploi. D'autre part, il est prévu de porter  la contribution du  tourisme au PIB  à 20% à l'horizon 2010, avec une progression au  rythme de 8,5% par an.

Pour concrétiser ces chiffres, des chantiers ont été lancés. Au niveau du produit touristique, le département du Tourisme a lancé le plan d'Azur visant la création de six nouvelles stations touristiques à Saidia, (Berkane), Lixus (Larache), Mazagan (El Jadida), Maogador (Essaouira, Taghazout (Agadir) et Plage blanche (Guelmim).
Par ailleurs, des Plans de Développement Régionaux (PDR) ont été élaborés  pour améliorer des destinations touristiques déjà existantes telles Agadir, Tanger, Tétouan, etc.
Autres chantiers lancés : la promotion  du tourisme rural et de niche, le développement du transport aérien, la formation d'au moins 700 000 professionnels.

Pour davantage de renseignements, consultez :

Le site du Ministère du Tourisme
Le site de l'
Office National Marocain du Tourisme
Le site de l'
Observatoire du Tourisme
Le site du
Conseil Régional du Tourisme de Rabat

Transports:
Les infrastructures de base constituent les principaux leviers de la croissance économique et du développement. C'est la raison pour laquelle, elles figurent parmi les principales priorités du gouvernement.
L'ensemble des activités commerciales et touristiques du pays est tributaire de la construction, de l'extension, du maintien et de l'amélioration des voies de communication. Dès lors, le Ministère de l'Equipement et du Transport engage tous ses efforts afin de réaliser une infrastructure de base moderne, facilitant les échanges locaux, régionaux et internationaux et assurant la fluidité, le confort et la sécurité des déplacements des biens et des personnes.
STRATEGIE DU MINISTERE DE L'EQUIPEMENT ET DU TRANSPORT

La stratégie du Ministère de l'Equipement et du Transport est une déclinaison de la déclaration de la politique générale du gouvernement, laquelle a mis l'accent sur:

1.Le développement économique et social, par le renforcement et la modernisation des grands réseaux d'infrastructures et de superstructures;
2.La mise en oeuvre d'une politique de proximité à travers le désenclavement des zones rurales.
Pour en savoir plus sur les différentes services de transports au Maroc, vous
pouvez visitez les sites :

Le Ministère de l'Equipement et du Transport
Transport ferroviaire  :
L'ONCF
Transport routier :
Autoroutes du Maroc
Transport routier :  La
CTM
Transport aérien :
L'Office National des Aéroports
Transport aérien :
la Royal Air Maroc
Transport aérien :
Amadeus 
Transport maritime :
L'Office d'Exploitation des Ports
Transport maritime :
La COMANAV

Artisanat
Etant l'un des premiers pays au monde à voir naître sur son sol une industrie lithique très variée, le Maroc, de par son passé, ses traditions millénaires, la diversité de sa population et de sa culture a su forger cette richesse et la concrétiser dans le tapis , les costumes traditionnels, les bijoux, la poterie, la céramique, le bois gravé, le zellij ciselé , le plâtre sculpté...Le secteur de l'artisanat occupe une place de choix dans l'économie marocaine(8% du PIB) et emploie une main d'ouvre importante. En effet, cette activité occupe le 2ème rang après l'agriculture, le 5ème rang en ce qui concerne l'apport en devises après les Ressortissants Marocains à l'Etranger (RME), les Phosphates, l'Agriculture et le

Tourisme:
EXPORTATIONS ARTISANALES: Les exportations artisanales jouent un rôle essentiel dans le développement de la production, la réduction du taux de chômage et l'équilibre de la blance commerciale du Maroc. En 1996, le volume des exportations artisanales a été de l'ordre de 523 millions dh: le Tapis represente à lui seul 51%, talonné par les vêtements traditionnels et la poterie avec respectivement 10,33% et 9,81%:
La réputation des articles de l'artisanat marocain exportés à l'étranger trouve son fondement dans la double fonction de ces produits qui sont à la fois décoratifs et utilitaires, deux qualités souvent exigées par le consommateur étranger.
LE MOUVEMENT COOPERATIF: L'année 1996 a connu la création de 46 nouvelles coopératives regroupant 979 coopérateurs avec un taux de croissance de 4% par rapport à l'année 1995 (32 coopératives regroupant 1051 coopérateurs,
Il est à noter que le nombre total des coopératives est passé de 297 en 1995, ( 11.314 coopérateurs) à 343 en 1996 (regroupant 12.322 coopérateurs) soit un taux de croissance annuel de 15 %.

Mines:
Le secteur des Mines occupe une place de choix dans l'économie marocaine, il représente près de 21 % des recettes d'exportation et emploie 39 225 personnes environ.
L'exploitation minière a été l'une des activités économiques les plus exercées par la population marocaine au cours des siècles. Les technologies minières marocaines comme le travail du cuivre et la fabrication de l'acier ont été transmises au-delà des frontières, à l'Europe notamment à travers l'Espagne musulmane et le sud de la France.
Dès le début du XXème siècle, des gisements importants de phosphates, de plomb, de zinc, de fer, de manganèse etc. ont été découverts.
En matière de phosphate, le Maroc renferme les ¾ des réserves connues sur la planète. Il est le 1er exportateur et le 3ème producteur de phosphates bruts à l'échelle mondiale. L'exploitation des phosphates constitue un monopole de l'Etat représenté par l'Office Chérifien des Phosphates (OCP) créé en 1920. Cette exploitation se fait dans des conditions avantageuses, extraction facile à ciel ouvert, teneur forte qui permet un traitement consistant en un séchage et un épierrage.
Pour les autres minerais, l'Etat intervient par le biais du Bureau de Recherches et des Participations Minières (BRPM) créé par Dahir le 15 décembre 1928 afin de promouvoir et de stimuler la mise en valeur des ressources minières du pays. Il intervient pour toutes études et recherches visant la valorisation des substances minérales, à l'exclusion des phosphates et des hydrocarbures. Entre autres, il entreprend toute opération commerciale, industrielle ou financière compatible avec ses activités.
Par ailleurs, il existe des exploitations minières artisanales essentiellement dans les régions de Tafilalet et du Haut Atlas oriental, qui opèrent dans divers petits gisements de plomb, de zinc, et de barytine. Un organisme d'Etat : la Centrale d'Achat et de Développement de la région du Tafilalet et de Figuig (CADETAF) a été constituée, en 1960 en vue d'encadrer, équiper, former et assister techniquement ces exploitations artisanales.
Les principales zones minières hors phosphate au Maroc sont :
La zone située au centre du pays, de 60 à 120km de la côte atlantique : on y trouve le plomb, la fluorine et l'antimoine.
L'anti-Atlas qui renferme des gisements de cuivre, de manganèse, de métaux précieux (or et argent) et de métaux stratégiques (cobalt, étain, wolfram.)
Le Haut Atlas avec des gisements de plomb, de zinc, de cuivre, de manganèse, de fer et de barytine.
Le Rif avec le fer, le zinc, l'antimoine, les métaux stratégiques et les argiles smectiques.
L'Oriental avec le plomb, le zinc et le charbon.
En matière de valorisation minière, l'activité n'a cessé de se développer depuis 1965 avec :
Le complexe chimique de Maroc-Chimie (I et II) à Safi dont la capacité de production annuelle atteint actuellement 360.000t/an d'acide phosphorique.
Le complexe de Maroc-Phosphore (I et II) à Safi, dont la première unité a été mise en service en 1976 et la 2ème en 1981. La capacité de production de chacune des deux unités est 495.000 t/an d'acide.
L'ensemble chimique Maroc-Phosphore (III et IV) à Jorf Lasfar, mis en service en 1986 permet de produire annuellement 1.320.000 tonnes d'acide phosphorique.
La réalisation en 1997 à Jorf Lasfar d'un atelier d'acide phosphorique purifié de 120.000 t/an.
La Fonderie d'Oued El Heimer à Oujda, traite une bonne partie du plomb extrait; sa capacité de production est de 140.000 t/an de concentré.

Pour davantage d'informations :

Le site du Ministère de l'Energie et des Mines
Le site de
L'Office Chérifien des Phosphates

Commerce extérieur:
L'efficacité du commerce extérieur est tributaire d'un système de procédures efficaces, modernes et simples, condition essentielle pour l'édification d'un environnement compétitif et incitatif pour soutenir le développement du commerce extérieur et, plus particulièrement, sa composante exportation.
 Dans ce sens, un important processus de simplification des procédures du commerce international a été engagé, depuis 1990, par les différentes administrations intervenant dans la transaction du commerce international. Ce processus s'est traduit par une amélioration sensible du système procédurier et, notamment, par la réduction des coûts inhérents aux procédures du commerce international et par la réduction des délais de stationnement des marchandises dans les ports et les autres aires de dédouanement de marchandises.
La simplification des formalités du commerce extérieur, l'informatisation des principaux intervenants, la normalisation des documents commerciaux à l'exportation, l'allégement du contrôle douanier par l'adoption de l'admis pour conforme, l'amélioration de la logistique portuaire, la libéralisation progressive du transport international routier de marchandises.etc s'inscrivent dans ce processus de simplification des procédures du commerce international, initié depuis 1986 par la Commission Nationale de Simplification des Procédures du Commerce International.
Actuellement, la réflexion porte sur la dématérialisation des procédures du commerce international par le remplacement du support papier par un support électronique. Le stade de dématérialisation des procédures est conçu comme l'étape optimale en matière de simplification des procédures du commerce international et, une condition préalable au développement du commerce électronique transfrontière.
Pour la réalisation de cet objectif, un projet pilote relatif à l'échange informatisé du manifeste a été lancé, en l'an 2000, au port de Casablanca entre l'Administration des Douanes et Impôts Indirects, l'Office d'Exploitation des Ports et les Agents Maritimes. Une étude sur la généralisation de l'utilisation des moyens électroniques pour la transmission des documents et informations commerciaux vient d'être lancée récemment.

Enseignement:
Convaincu de l'importance de l'enseignement dans le développement social et dans la  croissance économique, le Maroc  poursuit le processus de réformes du domaine éducatif dans le but d'initier un système pédagogique de niveau et de renforcer le développement du capital humain fondé sur le savoir.
La Commission Spéciale pour l' Éducation et la Formation (COSEF) a été créée dans le but de mettre en oeuvre de nouvelles réformes. La charte de cette commission souligne « la centralité de la réforme dans le développement et d'approfondissement des valeurs de citoyenneté vigilante et responsable ». Livrant un bilan d'étape de la mise en ouvre du processus de la réforme éducative, ce document à mi-parcours de la décennie nationale de l'éducation et de formation (1999- 2004).
 La COSEF a mis également l'accent sur la nécessité d'insuffler un nouvel esprit de mobilisation nationale autour de la question de l'école, sur la base du même socle de principes et de valeurs qui ont présidé à l'élaboration du projet de réforme, à savoir l'engagement et la confiance.
Au cours de cette décennie nationale de l'éducation et de la formation, les pouvoirs publics concernés veilleront à relever le défi de la généralisation des enseignements préscolaire, primaire et collégial. La réalisation de ce projet sera lié à la promotion de la qualité et à l'adaptation aux besoins des individus, ainsi qu'aux réalités et aux exigences de la vie.

Ainsi, la qualité de l'enseignement, pareil pour la généralisation, donne beaucoup d'importance à l'ensemble des orientations retenues dans les différents secteurs (leviers) inclus dans la présente charte. Il s'agit tout particulièrement, de la restructuration des cycles d'enseignement préscolaire,  de l'amélioration des curricula, des méthodes pédagogiques, de l'évaluation et de l'orientation, de la réhabilitation de l'école, ainsi que du renforcement et du perfectionnement de l'enseignement des langues notamment l'Amazighe.
Aussi, la généralisation de l'enseignement a-t-elle renforcé son action de scolarisation à travers la baisse de l'âge de la scolarisation à 6ans et le respect de l'engagement relatif à l'obligation et à la gratuité de l'enseignement fondamental au même titre que la généralisation de l'enseignement au 1er cycle de l'enseignement fondamental.
Ce programme a mis l'accent sur le développement de la scolarisation en milieu rural et la réduction des disparités existantes entre les régions, les provinces, les communes, entre les milieux urbain et rural, notamment par l'encouragement de la scolarisation des filles. C'est pour cela que le nouveau dispositif pédagogique tant pour les cycles primaire, collégial et secondaire que pour l'enseignement supérieur a été mis en place.


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