L'économie marocaine a été caractérisée par la consolidation des
principaux indicateurs économiques malgré les contraintes qui ont
pesé sur sa performance et ses équilibres macroéconomiques.
La croissance réelle a été ainsi estimée à 1.8%, le compte courant
serait excédentaire de 2.4% du PIB, le déficit budgétaire s'est
établi à 4.2% du PIB et l'inflation a été de 1%.
L'estimation de la croissance à 1.8% recouvre une baisse de 12.6%
des activités relevant du secteur primaire et une progression du
PIB non agricole autour de 4.5% sous l'effet du dynamisme de
plusieurs secteurs d'activités économiques, favorisé par la
poursuite de réformes sectorielles et structurelles visant à
libéraliser davantage l'économie marocaine.
Industrie:
Les principaux indicateurs figurant dans ce chapitre, sont tirés,
d'une part de l'enquête de production trimestrielle menée par la
Direction de la Statistique dans les domaines de l'industrie de
transformation, de l'énergie et des mines, et d'autre part de
l'enquête annuelle sur l'industrie de transformation menée par le
Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat.
Historique : Les indices de la production sont réputés parmi les
principaux indicateurs qui permettent de suivre l'évolution de
l'activité industrielle. Le Maroc, à l'instar de nombreux pays,
élabore depuis la décennie 5 des indices de ce genre. Les premiers
indices établis au Maroc remontent à l'année 1952. Mais l'évolution
rapide de la structure industrielle du pays, les changements
politico-économiques intervenus pendant la période 1952-1958 et la
réalisation d'une enquête détaillée sur les branches d'activité en
1958 ont amené, en 1961, au remplacement de l'année de base 1952
par l'année 1958.
Par la suite, l'éloignement de l'année 1958, les changements
structurels survenus au cours de la décennie 60 et la réalisation
de l'enquête de structure, en 1969, ont été à l'origine de
l'élaboration de nouveaux indices ayant pour base l'année 1969 qui
a été remplacé par l'année 1978.
En 1983, une autre réforme de cet indice a été entreprise sur la
base des résultats de l'enquête sur l'industrie de transformation
réalisée par le Ministère de l'Industrie, du Commerce et de
l'artisanat et a amené au remplacement de l'année de base 1978 par
l'année 1982.
En 1988, une autre réforme a été entreprise, et a ramené au
remplacement de l'année de base 1982 par celle de 1987.
En 1994, la Direction de la Statistique a élaboré un nouvel
indice ayant pour base l'année 1992.
L'élaboration des indices actuels : Le dernier indice de la
production industrielle, énergétique et minière (base 100 : 19992)
remplace l'indice, base 100 : 1987. Le renouvellement de l'année de
base a été fondé principalement sur les changements qui ont affecté
aussi bien la population des entreprises industrielles (création,
cessation, fusion) que la structure de la production et de la
valeur ajoutée.
Cet indice de la production industrielle, énergétique et minière
permet de suivre la production en volume à travers 5 niveaux de la
Nomenclature Marocaine des Activités Economiques (NMAE), à savoir
les produits, les activités, les sous-branches, les branches et
l'ensemble du secteur.
La formule utilisée est celle de Lasperyres à base et à
pondérations fixes. Les pondérations des branches et des
sous-branches sont calculées sur la base de la valeur ajoutée brute
aux coûts des facteurs, alors que celles des produits et des
activités sont calculées à partir des valeurs de la production
relative à l'année 1992.
Cet indice présente, toutefois, des aspects nouveaux aussi bien au
niveau de la méthode de calcul ( les quantités trimestrielles
courantes sont rapportées aux quantités trimestrielles
correspondantes de l'année de base) qu'au niveau de sa grande
maniabilité. L'indice peut-être, en effet, exprimé par rapport à la
nouvelle année de base et aussi par rapport à l'année de référence
1987 (indice chaîne) et ce, pour tous les niveaux de la
nomenclature, ce qui permet un meilleur raccordement des
indices.
Les informations utilisées pour le calcul de l'indice sont
collectées à la fois auprès des départements concernés et auprès
d'un échantillon représentatif des entreprises industrielles par le
biais d'une enquête permanente.
Energies:
Le Maroc dépend, pour plus de 85 % de l'extérieur pour son
approvisionnement en produits énergétiques. La facture pétrolière
absorbe près de 25 % des recettes d'exportation.
La consommation d'énergie primaire qui a atteint 9,8 millions de
TEP en 1999 se répartit entre produits pétroliers et gz 69,2 %,
charbon 23,6 %, électricité 7,1 %. Cependant, l'usage des formes
traditionnelles d'énergie comme le bois, le charbon de bois, reste
largement répandu, mais il est difficile d'en saisir la part dans
la consommation globale.
Les données disponibles sur ce secteur concernent les trois formes
d'énergie à savoir le charbon, l'électricité et les produits
pétroliers.
Charbon : Découvert en 1927 au Nord-Est du pays, le gisement de
Jérada est exploité depuis 1932 par la société Charbonnages du
Maroc. D'une morphologie complexe, ce gisement est formé de couches
de faibles épaisseurs (30à 80 cm) et son exploitation se fait à
600m de profondeur. Les réserves potentielles sont estimées à 100
millions de tonnes. Le charbon extrait est traité dans un lavoir
d'une capacité d'environ 300 tonnes par heures. La production de
charbon sert à alimenter les centrales thermiques et une faible
partie est utilisée par les sucreries, les industries et le
chauffage.
Electricité : D'origine hydraulique et thermique, la production
de cette forme d'énergie, sa transformation et sa distribution sont
assurés par l'Office National de l'Electricité (ONE) depuis 1963.
Il existe aussi des industriels autoproducteurs tels que
Maroc-Chimie, Maroc-Phosphore, Mines d'Aouli, Sucreries etc.qui
produisent ensemble, pour leurs propres besoins, plus de 10 % de
l'énergie électrique totale. Celle produite par l'ONE est cédée
d'une part, aux 11 régies distributrices qui la vendent à leurs
abonnés et, d'autre part, aux abonnés spéciaux de cet Office tels
que l'ONCF, l'ONEP, l'OCP, les cimenteries etc.Le potentiel
hydraulique exploitable est estimé à 5 milliards de kWh, mais
seulement 40% sont équipés actuellement d'une vingtaine d'usines
hydrauliques. Les équipements thermiques ont connu, à leur tour, un
développement plus rapide. Une trentaine d'usines assurent,
aujourd'hui, plus de 90 % de la production totale et utilisent
essentiellement le fuel-oil et le charbon.
Produits pétroliers:La quasi totalité de pétrole brut est
importée de pays tels que l'Arabie Saoudite, l'Irak, l'Iran et la
Russie. La production nationale du brut, très négligeable, provient
des gisements de Sidi Rhalem à Essaouira et Sidi Fili au
Rhab.
L'activité de recherche pétrolière au Maroc a été confiée au
départ, au Bureau des Recherches et des Participations Minières
(BRPM) créé en 1928. Elle a été relancée ensuite par la création,
le 29 avril 1929, de la Société Chérifienne des Pétroles (SCP) les
gisements découverts étaient modestes. Enfin, en avril 1981, a été
créé l'Office National de Recherches et d'Exploitations Pétrolières
(ONAREP) auquel a été confiée la mission de promouvoir et de
focaliser les efforts sur la recherche et l'exploitation des
hydrocarbures. Après la fusion des deux raffineries SCP et la
SAMIR, l'activité de raffinage est assurée actuellement par la
Société Anonyme Marocaine de l'Industrie de Raffinage (SAMIR) à
Mohammadia. En plus du raffinage du brut, cette société s'occupe
également de l'emplissage des gaz de pétrole liquéfiés et de la
fabrication des huiles lubrifiantes. Elle assure la presque
totalité des besoins du pays en produits pétroliers raffinés. Ces
produits sont livrés d'une part, aux sociétés distributrices
installées à travers le pays (Shell, Total, Mobil, Afriquia.) pour
ce qui est des carburants, gasoil, fuel-oil et carburéacteur et
d'autre part, aux centres emplisseurs des gaz de pétrole liquéfiés
(GPL) pour ce qui est du propane et du butane. Les données sur ce
secteur sont collectées auprès du Ministère de l'Energie et des
Mines, la SAMIR et de l'ONE.
EAU:L'Office National de l'Eau Potable (ONEP) s'occupe de la
production et de la distribution de l'eau dans les centres
d'intervention. Il assure aussi, totalement ou partiellement, la
production d'eau pour le compte des régies distributrices, des
municipalités et des communes rurales. La production est la
quantité d'eau prélevée à partir des eaux souterraines (sources,
puits) ou superficielles (stations de traitement).La distribution
est la quantité d'eau livrée en tête de réseau d'une ville ou d'un
centre. La consommation ou les ventes sont les volumes consommés
par les usagers directs de l'office. Pour plus de détails,
consultez le site web du Ministère de l'Energie et des Mines
Agriculture:
L'économie nationale reste fortement marquée par l'activité
agricole, aussi bien pour la production que pour la
commercialisation. Des efforts considérables ont été déployés pour
assurer la croissance de ce secteur. L'administration publique agit
aussi bien d'une manière directe par des actions de développement
agricole, que par le biais de la promotion de l'initiative privée,
pour mettre le secteur au diapason des enjeux nationaux et
internationaux.
Croissance et poids du secteur dans l'économie nationale :Le
secteur agricole continue d'occuper une place importante dans
l'économie nationale en générant 15% du PIB en moyenne durant les
trois dernières années 2002-2004. Il a connu un taux de croissance
moyen de 12% en 2002-2003 grâce aux conditions climatiques
favorables ayant sévi ces deux années.
Toutefois, l'année 2004 a été caractérisée par une faible
croissance du secteur ne dépassant pas 2%.
Malgré sa faible contribution au PIB, les performances du secteur
agricole continuent de conditionner celles de l'économie toute
entière. Durant la période 1996-2000, le secteur agricole a
contribué faiblement à la croissance du PIB avec une moyenne de
+0,6 points pour un taux de croissance moyen de 3,7% (3,1 points
pour le PIB hors agriculture). Durant la période 2001-2004, avec un
taux de croissance moyen du PIB de 4,8%, le secteur agricole a
contribué en moyenne avec 1,7 points (contre 3,1 pour le reste de
l'économie).
Quant aux industries alimentaires, leur taux de croissance s'est
chiffré en moyenne à 2% durant la période 2001-2003. Bien que
la valeur ajoutée générée par ces industries représente en moyenne
55% de l'ensemble des industries de transformation, leur
contribution demeure relativement très faible dans l'économie
nationale, soit un taux de 8% du PIB total.
Le rôle de l'agriculture dans le commerce extérieur du Maroc:Les
produits agricoles jouent un rôle important dans le commerce
extérieur national. Au cours de la période 2000-2003, les
importations agricoles ont représenté, en moyenne, 16% de la valeur
des importations globales. Alors que les exportations agricoles ont
représenté, en moyenne 11%, de la valeur des exportations
globales.
Le commerce extérieur marocain des produits agricoles est
caractérisé par un déficit structurel de la balance commerciale car
les importations agricoles représentent plus du double des
exportations agricoles. En effet, le déficit de la balance
commerciale agricole a atteint, en moyenne, 11 milliards de dirhams
durant la période 2000-2003. Ainsi, le taux de couverture des
importations agricoles par les exportations agricoles n'a pas
dépassé, en moyenne, les 45% durant la même période
considérée.
Importations agricoles:Les importations de produits agricoles ont
enregistré une baisse de 6%, passant ainsi de 19,9 Milliards de DH
en 2000 à 18,7 Milliards de DH en 2003. Cette baisse est largement
attribuée à celle des céréales alimentaires en raison de leur part
dans les importations agricoles totales (en moyenne 37% durant la
période 2000-2003). Les quantités de céréales importées ont baissé
de 34% et les valeurs ont baissé de 31% entre les deux périodes
considérées.
Les autres principaux produits agricoles importés par le Maroc et
dont la valeur a connu une baisse sont les sucres (en baisse de
25%), les légumineuses (en baisse de 82%), le thé (en baisse de
18%), et le café (en baisse de 33%). Par contre, les huiles
végétales, les graines oléagineuses, le lait et dérivés ont connu
des hausses respectivement de 48%, 71% et 32% entre les deux
périodes considérées. Les produits alimentaires occupent donc une
place importante dans les échanges extérieurs de produits
agricoles. En effet, la part des produits alimentaires dans les
importations agricoles totales a été, en moyenne, de 73% durant la
période 2000-2003.
Exportations agricoles: Les exportations agricoles se sont élevées
à 9,7 milliards de DH en 2003, contre 8,5 milliards de DH en 2000,
soit une hausse de 14%. Cette hausse est due à celle des
exportations de produits alimentaires qui ont augmenté de 25%. En
effet, la part des produits alimentaires dans les exportations
agricoles est passée de 73% en 2000 à 81% en 2003.Les principaux
produits exportés sont les agrumes fraîches qui sont constituées
surtout des oranges et des clémentines (dont la valeur a augmenté
de 7%), les primeurs frais constituées principalement des
tomates et de la pomme de terre (en hausse de 26%), et les
conserves de fruits et légumes (en hausse de 10%).
Répartition géographique des échanges: L'analyse de la répartition
géographique des échanges extérieurs montre que l'Union Européenne
reste le principal partenaire du Maroc. Les importations marocaines
de produits agricoles en provenance de l'Union Européenne sont
dominées par les céréales dont le blé tendre qui a représenté, en
moyenne, 78% de la valeur totale des céréales importées, suivi du
bois, des peaux et cuirs, des produits laitiers, des huiles
végétales et des aliments de bétail. Les principales exportations
marocaines vers l'Union Européenne sont les agrumes frais, les
primeurs frais dont les tomates fraîches, les conserves végétales
et le liège.
Pour davantage de détails, vous pouvez consulter le
site Ministère de
l'Agriculture
Pêches maritimes:
Le Maroc dispose de deux façades maritimes sur l'Océan
Atlantique et la Mer Méditerranée s'étendant sur une longueur de
plus de 3.500 kms.
Les côtes marocaines contiennent une richesse halieutique très
importante. L'institution de la Zone Economique Exclusive (ZEE) de
200 miles marins a porté la surface maritime sous juridiction
nationale au-delà du million de Km2.
La stratégie appliquée à cette branche d'activité s'est
matérialisée, notamment par la mise en place de dispositifs
administratif, juridique et financier appropriés qui ont permis au
secteur de renforcer ses capacités et ses moyens de mise en valeur
du patrimoine maritime national.
Ainsi, l'ensemble de ces mesures a permis la modernisation
progressive de la pêche côtière et artisanale, la constitution
d'une jeune flotte de pêche hauturière performante, la promotion et
la modernisation des industries de la pêche, l'expansion de la
flotte de commerce national et l'intensification de la recherche
scientifique marine et de la formation maritime.
Avec une flotte de 3000 navires et une infrastructure portuaire en
pleine expansion, le Maroc est le plus important producteur et
exportateur des produits de la mer en Afrique et dans le monde
arabe.
Le secteur des pêches maritimes représente dans la balance
commerciale 15% de la valeur totale des exportations et 55% de la
valeur des exportations agro-alimentaires et emploie plus de
200.000 personnes. La valeur annuelle des exportations des produits
de la pêche est estimée à plus de 600 millions de dollars.
LA PRODUCTION: La production totale de la pêche a atteint
625.195 tonnes en 2002, contre 852.048 tonnes en 1995 .Cette baisse
de la production s'explique par le système rigoureux des arrêts
biologiques imposé aux flottes nationales et étrangères.
PRINCIPAUX PORTS DE PECHE : gadir, Tan-Tan, Essaouira, Safi, El
Jadida, Casablanca, Mohammédia, Rabat, Kénitra, Larache, Tanger, El
Hoceima, Nador, Laâyoune, Dakhla.
LA FLOTTE:
Nombre de bateaux: 2.973 unités
Pêche côtière :2.564(72.148 TJB)
Pêche hauturière: 462(152.417 TJB)
LES ACCORDS DE PECHE:La recherche d'une exploitation halieutique
plus rationnelle a conduit à la conclusion, sur de nouvelles bases,
d'un accord de pêche d'une durée de 4 ans avec l'Union Européenne.
Cet accord prévoit une réduction graduelle de l'effort de pêche de
la flotte communautaire, modulée selon les différents types de
pêches.
Il inclut également des incitations pour le débarquement des prises
dans les ports nationaux ainsi qu'un renforcement des contrôles en
vue d'un meilleur suivi de l'évolution du stock marin. S'agissant
de la contrepartie financière de l'accord, l'Union Européenne s'est
engagée à verser une compensation financière de 355 millions d'écus
et à consentir des concours accrus pour le développement du
secteur.
L'accord de pêche avec la Russie a été également renouvelé pour
une durée de trois ans. Il autorise 28 navires russes à pêcher dans
les eaux nationales dans la limite de 200.000 tonnes d'espèces
pélagiques au cours de la première année, les quotas pour les deux
années suivantes devant être établis en fonction de l'état des
réserves marines.
Pour davantage d'informations, consultez :
Le site du Département des Pêches Maritimes
Le site de l'Office National des Pêches
Tourisme
La destination Maroc est de plus en plus prisée. La stratégie
adoptée par l'Etat pour atteindre 10 millions de touristes à
l'horizon 2010 commence à donner ses fruits.
La vision 2010 s'éclaircit de plus en plus et la destination
Maroc se consolide. En effet, les deux années 2004 et 2005, le
tourisme marocain a réalisé de très bons exercices : +18% en 2004
et +16% en 2005.
Au niveau des chantiers lancés, des réalisations importantes sont
accomplies comme la création de l'Observatoire National du
Tourisme, l'amorce de la libéralisation de l'espace
aérien, l'implication des régions, à travers les conseils régionaux
du tourisme, dans le projet vision 2010, la réforme de la Taxe de
Promotion Touristique,etc.
Vision 2010 : Objectifs et enjeux:
Depuis les premières assises nationales du Tourisme, le 10 janvier
2001 à Marrakech, le Maroc est officiellement engagé dans une
nouvelle politique touristique qui vise à atteindre 10 millions de
touristes à l'horizon 2010. Le discours Royal prononcé lors de ces
assises constitue l'acte fondateur de la nouvelle stratégie
touristique. Le contrat - programme du secteur touristique, élaboré
conjointement par les opérateurs privés du secteur et les pouvoirs
publics, a ainsi été entériné par la plus haute autorité de
l'Etat.
Une fois cette mobilisation déclarée, il fallait traduire cet
engagement en actions concrètes. C'est ce qui a été fait avec la
signature, à Agadir le 29 octobre 2001, de l'accord d'application
du contrat programme.
Le cadre de référence a ainsi été constitué. Depuis, les choses ont
évolué rapidement. Les objectifs et enjeux ont été fixés, les
grands chantiers ouverts, les investissements programmés et des
stratégies plus agressives mises en place.
Les objectifs escomptés sont à la hauteur de l'engagement pris :
quadrupler les flux touristiques, réaliser 2 à 3 points de PIB
supplémentaires, créer 600 000 emplois et augmenter de 20 à
80 milliards de dirhams les recettes annuelles.
Vision 2010 : chiffres et chantiers
Pour atteindre le chiffre de dix millions de touristes en 2010, il
est prévu d'accroître la capacité des hôtels pour atteindre 230 000
lits, de drainer des investissements hôteliers à hauteur de 8 à 9
milliards d'euro, de créer quelques 600 000 emploi. D'autre part,
il est prévu de porter la contribution du tourisme au
PIB à 20% à l'horizon 2010, avec une progression au
rythme de 8,5% par an.
Pour concrétiser ces chiffres, des chantiers ont été lancés. Au
niveau du produit touristique, le département du Tourisme a lancé
le plan d'Azur visant la création de six nouvelles stations
touristiques à Saidia, (Berkane), Lixus (Larache), Mazagan (El
Jadida), Maogador (Essaouira, Taghazout (Agadir) et Plage blanche
(Guelmim).
Par ailleurs, des Plans de Développement Régionaux (PDR) ont été
élaborés pour améliorer des destinations touristiques déjà
existantes telles Agadir, Tanger, Tétouan, etc.
Autres chantiers lancés : la promotion du tourisme rural et
de niche, le développement du transport aérien, la formation d'au
moins 700 000 professionnels.
Pour davantage de renseignements, consultez :
Le site du Ministère du
Tourisme
Le site de l'Office National
Marocain du Tourisme
Le site de l'Observatoire du
Tourisme
Le site du Conseil Régional du Tourisme de
Rabat
Transports:
Les infrastructures de base constituent les principaux leviers de
la croissance économique et du développement. C'est la raison pour
laquelle, elles figurent parmi les principales priorités du
gouvernement.
L'ensemble des activités commerciales et touristiques du pays est
tributaire de la construction, de l'extension, du maintien et de
l'amélioration des voies de communication. Dès lors, le Ministère
de l'Equipement et du Transport engage tous ses efforts afin de
réaliser une infrastructure de base moderne, facilitant les
échanges locaux, régionaux et internationaux et assurant la
fluidité, le confort et la sécurité des déplacements des biens et
des personnes.
STRATEGIE DU MINISTERE DE L'EQUIPEMENT ET DU TRANSPORT
La stratégie du Ministère de l'Equipement et du Transport est
une déclinaison de la déclaration de la politique générale du
gouvernement, laquelle a mis l'accent sur:
1.Le développement économique et social, par le renforcement et
la modernisation des grands réseaux d'infrastructures et de
superstructures;
2.La mise en oeuvre d'une politique de proximité à travers le
désenclavement des zones rurales.
Pour en savoir plus sur les différentes services de transports au
Maroc, vous
pouvez visitez les sites :
Le Ministère de l'Equipement et du
Transport
Transport ferroviaire : L'ONCF
Transport routier : Autoroutes du
Maroc
Transport routier : La CTM
Transport aérien : L'Office National des
Aéroports
Transport aérien : la Royal
Air Maroc
Transport aérien : Amadeus
Transport maritime : L'Office
d'Exploitation des Ports
Transport maritime : La COMANAV
Artisanat
Etant l'un des premiers pays au monde à voir naître sur son sol une
industrie lithique très variée, le Maroc, de par son passé, ses
traditions millénaires, la diversité de sa population et de sa
culture a su forger cette richesse et la concrétiser dans le tapis
, les costumes traditionnels, les bijoux, la poterie, la céramique,
le bois gravé, le zellij ciselé , le plâtre sculpté...Le secteur de
l'artisanat occupe une place de choix dans l'économie marocaine(8%
du PIB) et emploie une main d'ouvre importante. En effet, cette
activité occupe le 2ème rang après l'agriculture, le 5ème rang en
ce qui concerne l'apport en devises après les Ressortissants
Marocains à l'Etranger (RME), les Phosphates, l'Agriculture et
le
Tourisme:
EXPORTATIONS ARTISANALES: Les exportations artisanales jouent un
rôle essentiel dans le développement de la production, la réduction
du taux de chômage et l'équilibre de la blance commerciale du
Maroc. En 1996, le volume des exportations artisanales a été de
l'ordre de 523 millions dh: le Tapis represente à lui seul 51%,
talonné par les vêtements traditionnels et la poterie avec
respectivement 10,33% et 9,81%:
La réputation des articles de l'artisanat marocain exportés à
l'étranger trouve son fondement dans la double fonction de ces
produits qui sont à la fois décoratifs et utilitaires, deux
qualités souvent exigées par le consommateur étranger.
LE MOUVEMENT COOPERATIF: L'année 1996 a connu la création de 46
nouvelles coopératives regroupant 979 coopérateurs avec un taux de
croissance de 4% par rapport à l'année 1995 (32 coopératives
regroupant 1051 coopérateurs,
Il est à noter que le nombre total des coopératives est passé de
297 en 1995, ( 11.314 coopérateurs) à 343 en 1996 (regroupant
12.322 coopérateurs) soit un taux de croissance annuel de 15 %.
Mines:
Le secteur des Mines occupe une place de choix dans l'économie
marocaine, il représente près de 21 % des recettes d'exportation et
emploie 39 225 personnes environ.
L'exploitation minière a été l'une des activités économiques les
plus exercées par la population marocaine au cours des siècles. Les
technologies minières marocaines comme le travail du cuivre et la
fabrication de l'acier ont été transmises au-delà des frontières, à
l'Europe notamment à travers l'Espagne musulmane et le sud de la
France.
Dès le début du XXème siècle, des gisements importants de
phosphates, de plomb, de zinc, de fer, de manganèse etc. ont été
découverts.
En matière de phosphate, le Maroc renferme les ¾ des réserves
connues sur la planète. Il est le 1er exportateur et le 3ème
producteur de phosphates bruts à l'échelle mondiale. L'exploitation
des phosphates constitue un monopole de l'Etat représenté par
l'Office Chérifien des Phosphates (OCP) créé en 1920. Cette
exploitation se fait dans des conditions avantageuses, extraction
facile à ciel ouvert, teneur forte qui permet un traitement
consistant en un séchage et un épierrage.
Pour les autres minerais, l'Etat intervient par le biais du Bureau
de Recherches et des Participations Minières (BRPM) créé par Dahir
le 15 décembre 1928 afin de promouvoir et de stimuler la mise en
valeur des ressources minières du pays. Il intervient pour toutes
études et recherches visant la valorisation des substances
minérales, à l'exclusion des phosphates et des hydrocarbures. Entre
autres, il entreprend toute opération commerciale, industrielle ou
financière compatible avec ses activités.
Par ailleurs, il existe des exploitations minières artisanales
essentiellement dans les régions de Tafilalet et du Haut Atlas
oriental, qui opèrent dans divers petits gisements de plomb, de
zinc, et de barytine. Un organisme d'Etat : la Centrale d'Achat et
de Développement de la région du Tafilalet et de Figuig (CADETAF) a
été constituée, en 1960 en vue d'encadrer, équiper, former et
assister techniquement ces exploitations artisanales.
Les principales zones minières hors phosphate au Maroc sont :
La zone située au centre du pays, de 60 à 120km de la côte
atlantique : on y trouve le plomb, la fluorine et
l'antimoine.
L'anti-Atlas qui renferme des gisements de cuivre, de manganèse, de
métaux précieux (or et argent) et de métaux stratégiques (cobalt,
étain, wolfram.)
Le Haut Atlas avec des gisements de plomb, de zinc, de cuivre, de
manganèse, de fer et de barytine.
Le Rif avec le fer, le zinc, l'antimoine, les métaux stratégiques
et les argiles smectiques.
L'Oriental avec le plomb, le zinc et le charbon.
En matière de valorisation minière, l'activité n'a cessé de se
développer depuis 1965 avec :
Le complexe chimique de Maroc-Chimie (I et II) à Safi dont la
capacité de production annuelle atteint actuellement 360.000t/an
d'acide phosphorique.
Le complexe de Maroc-Phosphore (I et II) à Safi, dont la première
unité a été mise en service en 1976 et la 2ème en 1981. La capacité
de production de chacune des deux unités est 495.000 t/an
d'acide.
L'ensemble chimique Maroc-Phosphore (III et IV) à Jorf Lasfar, mis
en service en 1986 permet de produire annuellement 1.320.000 tonnes
d'acide phosphorique.
La réalisation en 1997 à Jorf Lasfar d'un atelier d'acide
phosphorique purifié de 120.000 t/an.
La Fonderie d'Oued El Heimer à Oujda, traite une bonne partie du
plomb extrait; sa capacité de production est de 140.000 t/an de
concentré.
Pour davantage d'informations :
Le site du
Ministère de l'Energie et des
Mines
Le site de L'Office Chérifien des
Phosphates
Commerce extérieur:
L'efficacité du commerce extérieur est tributaire d'un
système de procédures efficaces, modernes et simples, condition
essentielle pour l'édification d'un environnement compétitif et
incitatif pour soutenir le développement du commerce extérieur et,
plus particulièrement, sa composante exportation.
Dans ce sens, un important processus de simplification des
procédures du commerce international a été engagé, depuis 1990, par
les différentes administrations intervenant dans la transaction du
commerce international. Ce processus s'est traduit par une
amélioration sensible du système procédurier et, notamment, par la
réduction des coûts inhérents aux procédures du commerce
international et par la réduction des délais de stationnement des
marchandises dans les ports et les autres aires de dédouanement de
marchandises.
La simplification des formalités du commerce extérieur,
l'informatisation des principaux intervenants, la normalisation des
documents commerciaux à l'exportation, l'allégement du contrôle
douanier par l'adoption de l'admis pour conforme, l'amélioration de
la logistique portuaire, la libéralisation progressive du transport
international routier de marchandises.etc s'inscrivent dans ce
processus de simplification des procédures du commerce
international, initié depuis 1986 par la Commission Nationale de
Simplification des Procédures du Commerce International.
Actuellement, la réflexion porte sur la dématérialisation des
procédures du commerce international par le remplacement du support
papier par un support électronique. Le stade de dématérialisation
des procédures est conçu comme l'étape optimale en matière de
simplification des procédures du commerce international et, une
condition préalable au développement du commerce électronique
transfrontière.
Pour la réalisation de cet objectif, un projet pilote relatif à
l'échange informatisé du manifeste a été lancé, en l'an 2000, au
port de Casablanca entre l'Administration des Douanes et Impôts
Indirects, l'Office d'Exploitation des Ports et les Agents
Maritimes. Une étude sur la généralisation de l'utilisation des
moyens électroniques pour la transmission des documents et
informations commerciaux vient d'être lancée récemment.
Enseignement:
Convaincu de l'importance de l'enseignement dans le développement
social et dans la croissance économique, le Maroc
poursuit le processus de réformes du domaine éducatif dans le but
d'initier un système pédagogique de niveau et de renforcer le
développement du capital humain fondé sur le savoir.
La Commission Spéciale pour l' Éducation et la Formation (COSEF) a
été créée dans le but de mettre en oeuvre de nouvelles réformes. La
charte de cette commission souligne « la centralité de la réforme
dans le développement et d'approfondissement des valeurs de
citoyenneté vigilante et responsable ». Livrant un bilan d'étape de
la mise en ouvre du processus de la réforme éducative, ce document
à mi-parcours de la décennie nationale de l'éducation et de
formation (1999- 2004).
La COSEF a mis également l'accent sur la nécessité
d'insuffler un nouvel esprit de mobilisation nationale autour de la
question de l'école, sur la base du même socle de principes et de
valeurs qui ont présidé à l'élaboration du projet de réforme, à
savoir l'engagement et la confiance.
Au cours de cette décennie nationale de l'éducation et de la
formation, les pouvoirs publics concernés veilleront à relever le
défi de la généralisation des enseignements préscolaire, primaire
et collégial. La réalisation de ce projet sera lié à la promotion
de la qualité et à l'adaptation aux besoins des individus, ainsi
qu'aux réalités et aux exigences de la vie.
Ainsi, la qualité de l'enseignement, pareil pour la
généralisation, donne beaucoup d'importance à l'ensemble des
orientations retenues dans les différents secteurs (leviers) inclus
dans la présente charte. Il s'agit tout particulièrement, de la
restructuration des cycles d'enseignement préscolaire, de
l'amélioration des curricula, des méthodes pédagogiques, de
l'évaluation et de l'orientation, de la réhabilitation de l'école,
ainsi que du renforcement et du perfectionnement de l'enseignement
des langues notamment l'Amazighe.
Aussi, la généralisation de l'enseignement a-t-elle renforcé son
action de scolarisation à travers la baisse de l'âge de la
scolarisation à 6ans et le respect de l'engagement relatif à
l'obligation et à la gratuité de l'enseignement fondamental au même
titre que la généralisation de l'enseignement au 1er cycle de
l'enseignement fondamental.
Ce programme a mis l'accent sur le développement de la
scolarisation en milieu rural et la réduction des disparités
existantes entre les régions, les provinces, les communes, entre
les milieux urbain et rural, notamment par l'encouragement de la
scolarisation des filles. C'est pour cela que le nouveau dispositif
pédagogique tant pour les cycles primaire, collégial et secondaire
que pour l'enseignement supérieur a été mis en place.
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