Maroc-Tunisie : Les échanges économiques promis à un bel avenir
10.02.2012
Les relations économiques entre le Maroc et la Tunisie devraient
connaitre une forte impulsion dans les années à venir compte tenu
des potentialités que recèlent les deux pays et de la volonté
commune de booster les échanges commerciaux au sein de l'Union du
Maghreb Arabe (UMA) et d'encourager la complémentarité et
l'intégration économique dans cet espace stratégique.
Le Maroc et la Tunisie, dont les relations de coopération sont
régies par un cadre juridique riche et varié, comptant plus d'une
cinquantaine d'accords et de conventions, ont vu leurs échanges
économiques se développer de manière significative ces dernières
années à la faveur notamment de l'Accord de libre échange d'Agadir
entré en vigueur en 2004.
2,94 Milliards à fin Novembre 2011
En effet, le volume global des échanges économiques entre le Maroc
et la Tunisie qui se chiffrait à 1,56 milliard de dirhams (MMDH) en
2005 a plus que doublé pour atteindre en 2010 plus de 3,35 MMDH et
2,94 MMDH à fin Novembre 2011.
Cependant, bien que les échanges commerciaux entre les deux pays
aient connu une croissance significative, ils restent encore
en-deçà des aspirations, comparés au niveau de leurs échanges
respectifs avec l'Union Européenne.
À fin novembre 2011, le Maroc, 3ème partenaire commercial de la
Tunisie (15,9% des échanges), a importé de ce pays, pour un montant
global de 2,08 MMDH, essentiellement des dattes (403 MDH), des
produits végétaux bruts (181,5 MDH), chimiques (129,5 MDH) et des
ouvrages en papiers (130,3 MDH).
Les exportations marocaines vers la Tunisie, dont le montant total
s'est élevé à 855,6 MDH à fin novembre 2011, portent principalement
sur les biens d'équipements, les produits semi-confectionnés et les
produits pharmaceutiques et alimentaires.
Le président tunisien a appelé dernièrement à la «reconnaissance
des cinq droits dont doivent bénéficier les ressortissants
maghrébins à l'intérieur des Etats de l'Union». Il s'agit de la
circulation des biens et des personnes, des investissements, du
travail, de la propriété et du vote pour les élections municipales.
Selon Marzouki, «ces droits permettront de redynamiser le Maghreb
Arabe, devenu une nécessité et non seulement un slogan
politique».
Aufait avec MAP