Les dépenses ordinaires du Trésor grossissent
09.02.2012
Les dépenses ordinaires du Trésor grossissent de
22%
Les recettes ordinaires, à fin décembre 2011, sont en hausse de
9,7% en comparaison à fin décembre 2010.
Les recettes ordinaires du Trésor ressortent en hausse de 9,7%
contre des dépenses ordinaires flambant de 22% à fin décembre 2011.
En effet, selon le bulletin mensuel de statistiques des finances
publiques publié par la Trésorerie générale du Royaume relevant du
ministère de l'économie et des finances, les recettes ordinaires, à
fin décembre 2011, sont en hausse de 9,7% à 190,96 milliards de
dirhams en comparaison à fin décembre 2010 et de 6,6% hors
privatisation. Aussi, ces recettes proviennent de la réalisation de
5,3 milliards de dirhams au titre de la cession de 20% du capital
de la BCP, du versement par l'OCP de 3 milliards de dirhams au
titre des dividendes contre 1 milliard de dirhams un an auparavant,
de la hausse des impôts directs de 7,4%, des impôts indirects de
8,1% résultant essentiellement de la hausse de 14,8% de la TVA à
l'importation, de 3,6% de la TVA intérieure des droits de
l'enregistrement et 5,8% de timbre et de la diminution des droits
de douane de 16%.
Cependant, la hausse des impôts directs s'explique pour l'essentiel
par l'augmentation des recettes de l'IS de 14,6% qui résulte
notamment du versement par l'OCP d'environ 3 milliards de dirhams
en 2011 alors qu'il n'avait rien versé en 2010 et de la réalisation
de plus-values sur cession de Méditel. Au niveau des dépenses, la
Trésorerie relève un taux d'engagement global des dépenses
publiques de 91% et un taux d'émission sur engagements de 90%,
contre respectivement 85 et 90% un an auparavant. Aussi, les
dépenses ordinaires sont en hausse de 22% résultant des charges de
la compensation qui ont atteint 41,1 milliards de dirhams (budget
général et compte spécial du Trésor) contre 15,9 milliards de
dirhams un an auparavant, de la hausse des dépenses de personnel de
10,3%, des charges en intérêts de la dette de 2,9% ainsi que de la
baisse des autres biens et services de 1,5%. Cependant, les
dépenses d'investissement stagnent avec une faible hausse de 0,6%.
Elles passent de 50,3 milliards de dirhams (budget général et
compte spécial du Trésor) à fin décembre 2010 à 50,6 milliards à
fin décembre 2011. Pour sa part, le solde ordinaire ressort positif
de 5,9 milliards de dirhams contre un solde positif de 22,5
milliards à fin décembre 2010.
La Trésorerie relève, dans ce sens, un déficit du Trésor de 42,3
milliards de dirhams, compte tenu d'un solde positif de 2,4
milliards dégagé par les comptes spéciaux du Trésor, contre un
déficit du Trésor de 28,4 milliards un an auparavant. Hors recettes
de la privatisation, le déficit s'établit à 47,6 milliards de
dirhams.
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